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Théâtre de l’Auto-Dévoration

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THÉÂTRE DE L’AUTO-DÉVORATION
Hôtel Lallemant, Alchimie et création sonore
Une proposition de Pacôme Thiellement

Restitution publique Vendredi 14 à partir de 13h
«on air» sur RADIO RADIO FM 105.1

Participant-e-s au workshop :
Arthur Barré, Driss Ghodbani,
Janick Deneux, Josèfa Ntjam,
Aurélien Merlet, Émélie Gilson,
Ambre Dourneau, Pauline Meola,
Léa Clavel, Lympia Filippi,
Annely Boucher, Claire Bertolotti

Le workshop vient clôturer un cycle entamé en mars 2015. Il mené avec les étudiants de l’École nationale supérieure d’art de Bourges (création en cours depuis avril 2014) pour Radio Radio, en étroite collaboration avec Hermine Karagueuz (actrice) et François Angellier (Producteur de l’émission Mauvais Genres sur France Culture).

Ce projet est un des fils conducteurs des Rencontres. Sur une base d’inspiration mêlant Suspiria de Dario Argento et les livres de René Guénon et de René Daumal, Le Locataire de Polanski ou le Théâtre de la Cruauté d’Antonin Artaud, une histoire à suspens et des bruits mystérieux s’immiscent dans nos oreilles pour nous dévoiler les secrets de la pierre philosophale et la fresque de la Toison d’Or de l’Hôtel Lallemant. Pacôme Thiellement propose aux étudiants de livrer un regard, ou plutôt une écoute, sur un haut de lieu de l’alchimie française en créant des pièces radiophoniques. Les créations engagent un questionnement sur la construction d’un récit de fiction.

RETOUR SUR L’ENSEMBLE DU THÉÂTRE DE L’AUTO-DÉVORATION
« Les trois conférences forment une sorte de mini-cycle préparatoire à une élaboration sur le fantastique comme zone de compensation d’une époque dont l’au-delà est sans bréviaire : « Confusion de l’Ombre et du Double » (Le Locataire), « Pataphysique de l’Amour-Destruction » (Possession), « La Détresse est le Talisman » (Suspiria). »
Pacôme Thiellement, le 23 avril 2014
Nous sommes entrés dans ce théâtre singulier d’abord avec l’analyse, ou plutôt l’exégèse du Locataire, film réalisé par Roman Polanski (1976). Confusion de l’Ombre et du Double
Le Locataire – Polanski, Artaud, Topor
Où comment Pacôme Thiellement raccorde une œuvre à des pensées souterraines historiques et contemporaines.
Depuis une origine, un petit livre de Roland Topor, jusqu’à son rapport avec Artaud, le théâtre égyptien, ce film du genre fantastique convoque des modes de représentation de l’étranger entrant dans le monde clôt du voisinage, le monde du conflit.
Une œuvre qui au-delà de questions de voisinages, peut nous amener vers les questions de la sédentarité excluante, et du nomadisme.
O TA FIOLE IRA
Au second jour, nous avons entendu par les voix de Virginie Di Ricci, Antonin Artaud. « L’entendre comme vous devriez l’entendre », nous dit Pacôme.
Oui !
Ensuite, quelques jours plus tard nous avons poursuivi notre exploration dans ce théâtre des monstres, de l’amour destruction, des ambivalences, avec une nouvelle exégèse, celle du film Possession d’Andrzej Żuławski (1981). Pataphysique de l’Amour-Destruction
Possession – Zulawski, Daumal
Au quatrième jour, nous avons entendu par la voix de l’énigmatique et stellaire Hermine Karagheuz, René Daumal. Encore une fois « L’entendre comme vous devriez l’entendre ».
Enfin, nous avons clôturé la première partie de ce cycle exégète avec une approche de la détresse comme lutte.
La détresse est le Talisman
Suspiria – Argento, Guez Ricord

Partie 1
Partie 2
Au sixième jour, nous avons été plongés dans le monde à la foi fou et extraordinairement lucide de Christian Gabriel Guez Ricord. Nous avons entendu « comme vous devriez l’entendre » à travers la voix de Bruno Blairet : « Ni croyant, ni athée / Entre tout et rien / Le reste me suffit » … « Seuls les morts font signe ».
« Les œuvres portent en elles plus de choses qu’elles ne le savent. Cela peut-être opaque à la volonté consciente de leurs auteurs. Le travail du spectateur est donc de chercher pourquoi ces œuvres lui parlent, à quoi cela renvoie. Il y a donc autant d’exégèses qu’il y a d’exégètes. » Pacôme Thiellement
En octobre, en introduction du workshop Théâtre de l’auto-dévoration, Pacôme Thiellement a donné une conférence sur Mr Arkadin d’Orson Welles : DEMASCARADE. Vous entendez parler entre autre de Shakespeare, de film charcuté, de masques, de bateau qui tangue, d’identité, de monde moderne, de contre-initiation et de Rita Hayworth.