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Gail Priest & Alexandre Castant

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RENCONTRE AVEC GAIL PRIEST ET ALEXANDRE CASTANT

À l’occasion des Rencontres Bandits-Mages, nous vous proposons de rencontrer Gail Priest, artiste australienne en résidence à Bandits-Mages et la Box, en compagnie d’Alexandre Castant. Essayiste, critique d’art, professeur à l’École nationale supérieure d’art de Bourges, Alexandre Castant a notamment publié Planètes sonores, radiophonie, arts, cinéma (Monografik, « Écrits », 2007 & 2010), une histoire du son dans l’art contemporain.
www.alexandrecastant.com

Cette discussion aura lieu après le concert de Gail Priest et précédera la carte blanche que nous avons confiée à l’artiste (Programme « listening visions »).

Alexandre Castant et Gail Priest ont commencé à échanger en amont de la venue de l’artiste australienne à Bourges dans la perspective d’un texte critique inédit publié au sein du Catalogue des Rencontres.
« Découvrir l’oeuvre de Gail Priest, c’est partir à la rencontre d’un monde multiple, comme diffracté par plusieurs miroirs, complexe. Il y a d’abord les pièces sonores produites par Gail Priest  – artiste sonore  –, compositions personnelles et autonomes, ou collaborations réalisées avec des plasticiens, des photographes, des vidéastes, des performers ou des chorégraphes. Il y a ensuite les nombreux textes sur l’art que Gail Priest écrit  : des textes sur l’art, ou plus précisément sur les arts sonores, écrits dans des revues, des journaux électroniques, des blogs qu’elle anime. Mais aussi, il y a des fictions dans lesquelles le son a une importance poétique, narrative, structurelle pour Gail Priest  – cette fois écrivaine. À cette activité plurielle, il faut associer celle d’éditrice et de commissaire d’exposition qui, avec recherche et précision, rend compte d’une scène artistique, souvent australienne, où s’invitent toujours l’art sonore et la musique expérimentale. De fait, le son donne à cette multiplicité d’activités, d’actions pourrait-on dire parfois, une évidente cohésion à laquelle internet offre son efficace outil d’exposition et de diffusion. Or, ces propositions sonores sont, à leur tour au coeur de cet ensemble de pratiques artistiques, numériques, éditoriales, curatoriales, comme diffractées dans leur forme, leur écriture artistique et leurs résultats plastiques… Ainsi, comment prendre le son comme vecteur pour voyager dans différents territoires artistiques, et, en même temps, toujours l’expérimenter pour en interroger le principe  ? »
(Extrait de « Faire du son », texte d’Alexandre Castant publié dans le catalogue des Rencontre Bandits-Mages 2014)